Les Ecureuils de Heinsch


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Les agrès GAF

Lexique

Les gymnastes masculins et féminins évoluent sur des engins différents, appelés agrès. Lors de leurs exercices, ils sont notés par des juges selon un code de pointage. Ce code, édité par la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG), regroupe les règles d'attribution de points et de composition du programme. Il est régulièrement révisé et mis à jour par les membres de cette Fédération. Ce code est valable pour une durée de 4 ans, soit la période séparant 2 Jeux Olympiques, appelée aussi Olympiade.


Atlanta 1996, Wenjiing BI

Les barres asymétriques

La barre inférieure est placée à 1,45 m du sol, la barre supérieure à 2,25 m. L’écartement réglementaire entre ces 2 barres est de 1m à 1,60 m. Les tapis de protection ont 20 cm d’épaisseur.
Dans les exercices libres, la prestation à cet agrès est composée uniquement d’élan. Aucun arrêt n’est autorisé. De plus les élans à vide ou élans intermédiaires sont pénalisés. Les éléments composants l’enchaînement sont issus des catégories suivantes : bascules (en entrée ou dans l’exercice), élans en arrière, élans par-dessous la barre et tours d’appui libre, grands tours (élans circulaires en arrière ou en avant), tours «stalder» en avant, en arrière, élans circulaires et poissons sorties.
La gymnaste doit proposer une utilisation complète de cet agrès en réalisant des éléments à l’extérieur, au dessous, entre et au dessus des barres. Des exigences spécifiques comme deux changements de barre (un de la barre inférieure à la barre supérieure et inversement) et un élément avec envol sont imposées.

Agrès spectaculaire, les barres asymétriques demandent une condition physique parfaite et une préparation physique spécifique.

Athènes 2004, Catalina Ponor

La poutre

Longue de 5 m pour 10 cm de large, la poutre est l’agrès de l’équilibre par excellence. La gymnaste évolue à 1,05 au-dessus des tapis de protection de 20 cm d’épaisseur.
L’exercice ne doit pas dépasser 90 secondes. En cas de dépassement, un dixième de point de déduction est appliqué à la note finale; cependant les éléments exécutés après la limite des 90 secondes seront reconnus et jugés.
La gymnaste doit utiliser plusieurs fois la longueur de la poutre. Composé d’éléments acrobatiques (roulés, éléments avec envol, salti) et gymniques (sauts, pirouettes, ondes de corps, maintiens) liés par de la chorégraphie, l’enchaînement doit respecter les exigences spécifiques comme une liaison de deux éléments acrobatiques, une liaison de deux éléments gymniques ou un élément gymnique plus un élément acrobatique, une pirouette, un saut et un maintien en équilibre.
Le top de la poutre, c’est de faire oublier qu’il y a une poutre et avec elle la crainte du déséquilibre, la gymnaste évoluant avec aisance et sûreté comme au sol.


Montreal 1976, Olga Korbut

Le sol

Le praticable représente un carré de 14m de coté. La surface d’évolution pour la gymnaste est de 12 x 12m. Il est constitué d’un plancher dynamique de 13 cm d’épaisseur recouvert d’une moquette épaisse.
Chronométré, l’exercice commence avec le premier geste de la gymnaste. La durée de l’enchaînement ne doit pas dépasser 1 minute 30. Bénéficiant d’un support musical, l’exercice doit se terminer en même temps que la musique.
La composition de l’exercice au sol doit être un ensemble harmonieux, rythmé et dynamique utilisant la totalité de l’espace. La gymnaste alterne des séries acrobatiques (de trois éléments), des pirouettes, des éléments de souplesse, des liaisons gymniques directes de deux sauts minimums, le tout sur une chorégraphie exprimant sa personnalité, son style. Véritable mise en scène adaptée à l’âge et la morphologie de la gymnaste, la chorégraphie doit associer la musique et le mouvement de façon expressive.


Mexico 1968, Vera CASLAVSKA

Le saut de cheval

En GAF, le cheval ou table de saut est à 1,25 m de hauteur à partir du sol. La piste d’élan mesure 25 m. Pour prendre son impulsion la gymnaste dispose d’un tremplin dynamique; les benjamines sont autorisées à utiliser deux tremplins. Pour certains sauts imposés, un mini trampoline remplace le tremplin. Des tapis de réception d’une épaisseur de 20 cm sont placés derrière le cheval. L’exercice au saut de cheval commence par une course ou prise d’élan qui amène la gymnaste à réaliser ensuite un appel sur le tremplin avec les deux pieds , les jambes serrées soit de face, soit de dos par rapport au cheval (ce qui nécessite la réalisation d’une rondade avant l’arrivée sur le tremplin).
Il s’ensuit une 1ère phase d’envol jusqu’à la pose obligatoire des 2 mains sur le cheval. Cette phase doit correspondre aux exigences et particularités du saut exécuté.La phase d’impulsion bras est très importante. Elle doit être réalisée de façon très dynamique, bras tendus, avec une tenue parfaite du corps, car elle conditionne la 2ème phase d’envol.
Celle-ci commence lorsque la gymnaste quitte le cheval et se termine avec la réception. Cette 2ème phase doit avoir une trajectoire haute et longue pour permettre à la gymnaste d’utiliser ce temps de vol pour réaliser des salti, des vrilles ou la combinaison des 2.
Le saut se termine par la phase de réception qui doit être stabilisée, «pilée» sans le moindre sursaut, ce qui départage souvent les concurrentes.


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